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:· Le fonctionnement détaillé de la rétine ·:
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Mécanisme de la photosensibilité
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La photoexcitation |
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Les phénomènes chimiques de la vision expliquent comment les photons de la
lumière déterminent l'émission des influx nerveux optiques, dans la mesure,
bien entendu, où le rayonnement oscillatoire électromagnétique correspondant à
une longueur d'onde comprise entre 400 nm (bleu) et 700 nm (rouge).
L'article externe de la cellule visuelle est composé, comme on le voit sur
la photographie en microscopie électronique (ci-dessous), de la superposition
de quelques centaines de vésicules applaties, entourées d'une membrane
plasmique continue. Il semble que la membrane vésiculaire soit constituée d'un
feuillet bimoléculaire de lipides orientés, possédant leurs groupes polaires à
la surface de la membrane, et que les molécules de rhodopsine soient disposées
régulièrement à leur surface.
La rhodopsine, ou pourpre rétinien, découverte dès 1876 (Boll), est
photosensible : cette molécule est formée par l'union intime du rétiniène,
corps chimique appartenant au groupe des caroténoïdes et d'un support
protidique complexe, l'opsine. Ce support contient le rétiniène, à l'état de
repos replié sur lui-même dans sa forme "11-Cis" ; l'impact d'un photon de
lumière isomérise la forme 11-Cis en forme "tout-trans" qui est dépliée. Le
rétiniène quitte alors son support protidique. De cette rupture naîtrait
l'excitation visuelle (schéma ci-contre).
Le rétiniène 11-Cis est reconstitué après un cycle complexe, soit à partir
des réserves, soit à partir de l'apport alimentaire (vitamine A1).
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Photographies de cellules visuelles |
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Schéma des cellules visuelles |
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Phénomènes électrophysiologiques
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E. R. G., lumière rouge, obscurité |
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La réponse de la rétine à la lumière peut être enregistrée
électrophysiologiquement. C'est l'électrorétinogramme (ERG), traduction
globale du potentiel d'action de la rétine que l'on étudie après un flash aux
paramètres déterminés (durée, couleur, brillance). Cet électrorétinogramme est
fait de la succession d'ondes a, b1 et
b2 (ci-contre). Les ondes a et
b1 appartiennent au système photopique (cônes) et sont
donc diminuées après éblouissement prolongé ou au cours de certaines maladies ;
l'onde b2 appartient au système scotopique (bâtonnets) et
n'apparaît franchement qu'après adaptation à l'obscurité. L'ensemble de ces
accidents dure environ 200 ms.
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