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:· Le fonctionnement général de l'œil ·:
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Les larmes
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Elles ont un rôle
lubrifiant pour les paupières ; humidificateur et nutritif (sels minéraux et
oxygène) pour la cornée ; elles sont sécrétées par la glande lacrymale,
principale responsable des pleurs émotionnels, et par les glandes lacrymales
accessoires, assurant la confection du film lacrymal stabilisé par le
clignement des paupières toutes les 10 s. Par le canal lacrymo-nasal, elles
débouchent dans le nez sous le cornet inférieur. Composition : volume : 6,3 ml
; débit : 2,4 ml/min ; pH : 7,5 ; H2O : 98 % ; électrolytes : 300 mmol/l ;
métabolites : 220 mol/l ; protéines : 11 g/l ; enzymes : 4 600 mmol/min/ml.
Pleurer diminue la tristesse ou la colère d'environ 40 %. Les femmes pleurent
en moyenne 4 fois plus que les hommes parce qu'elles possèdent une hormone, la
prolactine, en plus grande quantité. Jusqu'à 12 ans, les filles ne pleurent pas
plus que les garçons (taux de prolactine équivalent). A 18 ans, elles en
sécrètent 60 % de plus que les garçons. Les larmes provoquées par une grande
émotion débarrassent l'organisme des produits chimiques responsables du stress.
Une absence totale de larmes entraîne une sécheresse cornéenne avec altération
de la surface de la cornée (forme sévère) puis perte de la vision jusqu'à la
cécité. Collyres mouillants ou surfactants, gels ou pommades, occlusion
mécanique des points lacrymaux visent à prévenir les complications cornéennes
et à améliorer le confort des patients (résultats variables).
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Situation de l'image
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L'œil donne d'un objet une image réelle renversée. Pour
un œil emmétrope (normal), tous les rayons venant d'un objet situé à l'infini,
c'est-à-dire au-delà de 5 à 6 mètres, arrivent parallèlement à l'axe de l'œil
pour former sur la rétine une image inversée. On peut comparer l'œil à une
lentille convergente d'une puissance de 60 dioptries dont le foyer principal
serait sur la tache jaune et dont la distance focale serait de 15,7 mm.
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Acuité visuelle
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Pouvoir de séparation de l'œil : 0,0003 radian, soit un arc
de 1 minute (1/60 de degré), ce qui correspond à 0,1 mm vu à 25 cm. En France,
l'acuité visuelle-unité est celle qui permet de séparer 2 points ou 2 lignes
vus sous un angle de 1 minute d'arc. Le test correspondant à une acuité égale à
l'unité, ou 10/10, est vu sous un angle de 5', et chaque détail caractéristique
sous un angle de l'. Si l'observateur ne peut distinguer ce détail
caractéristique que sous un angle de 10', l'acuité est égale à 1/10 (l'angle
visuel a comme sommet le point nodal). L'acuité visuelle de loin correspond à
la zone centrale de la rétine, la tache jaune (ou fovea), dont le champ n'est
que de 2o. Dès qu'on s'écarte de ce point, l'acuité normale tombe à 4,2 puis à
moins de 1/10 à la périphérie du champ visuel. L'acuité visuelle de près est
déterminée par des tests vus à 33 cm [à distance de lecture : test optométrique
d'après Henri Parinaud (1844-1905)]. Elle fait entrer en jeu le phénomène
d'accommodation réalisée par la modification de la courbure du cristallin sous
l'influence du muscle ciliaire : l'image d'un objet à l'infini se forme sur la
rétine. Quand l'objet se rapproche de l'œil, son image se déplace et se forme
en arrière de l'œil. Elle est donc floue sur la rétine mais l'œil ramène
l'image sur la rétine : en bombant la partie antérieure du cristallin par
action des muscles ciliaires, il modifie la distance locale. Distance minimale
de vision distincte (en cm selon l'âge) : 10 ans : 10 ; 20 : 15 ; 30 : 20 ; 40
: 30 ; 50 : 60 ; 60 : 100. Elle correspond à la limite d'accommodation.
Début de la presbytie vers 43 ans.
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