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TPE : La vision PowerCode.net
Comment les informations lumineuses sont-elles interprétées par notre organisme ? Benjamin Gaillard et Sébastien Mary
 
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Schéma de l'œil
Schéma de l'œil
Source : Encarta.
 
      La sclère et la cornée

La sclère ou sclérotique (du grec scléros, dur), opaque, blanche et vascularisée, sur laquelle s'insèrent les muscles oculomoteurs, occupe les 4/5 postérieurs de la surface ; la cornée, transparente, avasculaire, richement innervée, a une puissance réfractive de 45 dioptries : fenêtre par où les images pénètrent dans l'œil avant d'atteindre la rétine ; occupe le 1/5 antérieur de la surface. C'est sur elle qu'agit la chirurgie réfractive : kératotomie radiaire, kératomileusis, photokératectomie réfractive.

 
      L'uvée

La choroïde transforme le globe oculaire en chambre noire grâce à un pigment noir, la mélanine. Essentiellement composée de vaisseaux sanguins, elle maintient constante la température de l'œil et nourrit les neurorécepteurs de la rétine.

L'iris placé derrière la cornée est un diaphragme variable percé d'un trou circulaire, la pupille (diamètre de 2,5 à 4,5 mm), régie par un sphincter et par un dilatateur formé de fibres musculaires antagonistes, lisses, rayonnantes et circulaires. La pupille s'agrandit quand les fibres musculaires sympathiques se contractent ; elle se rétrécit quand les fibres circulaires parasympathiques agissent.

Couleur : du gris bleu au brun en passant par le bleu et le vert. Résulte de la combinaison de la transparence des fibres iriennes et des pigments qui s'y fixent progressivement. Bleu à la naissance, varie jusqu'à la puberté. Dans l'hétérochromie, les deux iris sont de couleur différente (yeux vairons) ou deux couleurs différentes coexistent sur le même iris (yeux pers si bleu majoritaire).

Le corps ciliaire prolonge l'iris en arrière, rejoignant la choroïde. Il contient des fibres longitudinales (muscle lisse qui rattache la choroïde à l'éperon scléral et qui, en se contractant, ouvre les mailles du trabéculum et un muscle ciliaire circulaire avec ses fibres parasympathiques qui, par contraction, modifie la puissance du cristallin (variant de 19 à 33 dioptries) pour permettre la vision de près). La partie interne plissée du corps ciliaire est formée par les procès ciliaires (environ 70 à 80, riches en capillaires sanguins) qui élaborent l'humeur aqueuse (barrière hémato-aqueuse).

 
      L'humeur aqueuse

Elle est contenue dans la chambre antérieure (entre la cornée et l'iris) et dans la chambre postérieure (entre l'iris et le cristallin) ; elle fluide comme de l'eau (indice de réfraction n - 1,337). Elle assure la régulation de la pression intraoculaire par un débit constant.

Dynamique aqueuse : filtration et sécrétion dans les procès ciliaires du corps cilaire à partir du plasma sanguin. L'écoulement passe par le filtre trabéculaire dans le canal de Schlemm (1831) (Friedrich Schlemm (Allemand, 1795-1858)). Débit : 250 ml/min. ; mesure par fluorophotométrie. Coefficient de facilité à l'écoulement C - 0,18 à 0,24 ml/min./mmHg.

Composition chimique en électrolytes et métabolites plus faibles que dans le plasma, particulièrement les protéines (6 à 7 g/l dans le sang contre seulement 0,01 à 0,05 g/l dans l'H.A.). D'où le rôle important de la barrière hémoaqueuse.

 
      Le cristallin (du grec krustallos, glace)

Indice de réfraction : n = 1,42. Il est constitué de lames transparentes de nature cellulaire, emboîtées comme les écailles d'un oignon, est maintenu aux procès ciliaires par les fibres de la zonule de Zinn (Johann Gottfried, Allemand, 1727-59), organe de l'accommodation ; lentille : biconvexe, symétrique et déformable par contraction du muscle ciliaire (muscle de Rouget-Müller, innervé par le parasympathique), qui relâche la zonule et permet au cristallin de se bomber.

 
      Le corps vitré

Indice de réfraction : n = 1,337. C'est un tissu collagène transparent remplissant le segment postérieur du globe situé en arrière du cristallin ; représente les 4/5 du volume du contenu du globe oculaire et applique la rétine aux autres membranes de l'œil. De minuscules objets, visibles lorsqu'ils se trouvent dans notre ligne de vision, restent en suspens dans l'humeur vitrée (grains de protéines, de pigments, ou résidus embryonnaires piégés lors de la formation de l'œil). Pour les faire partir, bouger l'œil en effectuant des mouvements en haut et en bas qui feront tourbillonner l'humeur vitrée.

 
      La rétine

C'est une membrane transparente fragile (épaisseur 0,5 mm ; 10 couches dont l'épithélium pigmentaire au contact de la choroïde, teinte noire permettant la réalisation d'une chambre noire pour la formation des images). Elle transforme en énergie électrique assimilable par le cerveau l'énergie lumineuse reçue par les 7 millions de cônes, surtout sensibles aux formes et couleurs, et les 41 à 85 millions de bâtonnets surtout sensibles à la perception du mouvement. Les cônes réagissent essentiellement aux longueurs d'ondes lumineuses visibles colorées allant dans le spectre électromagnétique du violet (380 nm) ou rouge (760 nm) les plus longues (rouge, orangé), les bâtonnets aux plus courtes (vert, bleu et violet). L'influx nerveux est transmis au cerveau par les 800 000 fibres du nerf optique.

La rétine a 2 points singuliers :

  • la tache jaune (ou macula lutea ou fovea) dans l'axe optique de l'œil, renfermant environ 150 000 à 180 000 cônes/mm2 (chacun relié directement au cerveau par un neurone bipolaire et un neurone ganglionnaire propre, tandis qu'à la périphérie de la rétine, 1 neurone bipolaire conduit l'influx de 100 à 200 cellules visuelles) ;
  • la tache aveugle de Mariotte (découverte en 1668), correspondant à la papille optique, origine du nerf optique, et dépourvue de cellules visuelles. Après avoir traversé le réseau des vaisseaux rétiniens et les couches de neurones, la lumière atteint les cellules réceptrices, du moins chez l'homme.

Vascularisation : Les 8 couches internes de la rétine sont nourries par l'artère, la veine centrale et les capillaires, observées directement ou par fluoroangiographie à l'aide de l'ophtalmoscope (inventé en 1851 par Hermann von Helmholtz (Allemand, 1821-1894)) ; les deux dernières couches (cônes et bâtonnets, épithélium pigmentaire) sont nourries par la choroïde, par imbibition.

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